Enseignements pour poursuivre le travail
Au-delà de l’appui d’une structure de proximité, les personnes que nous avons réussi à toucher sont celles que nous avons touché via des tiers de confiance qui ont recommandé à des allocataires de participer à une rencontre :
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la référente famille du centre social : cette travailleuse sociale a invité personnellement quelques mères de famille au RSA qu’elle accompagne dont deux se sont présentées.
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un membre de la famille : Cette femme a récupéré une invitation distribuée aux restos du cœur pour la donner à sa sœur qui est une allocataire du RSA assez isolée mais qui est venue à la rencontre
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une bénévole du secours catholique : cette bénévole qui a beaucoup aidé la brigade a personnellement invité 4 allocataires qui se sont présentés tous les quatre
Hors, nous n’avons pas suffisamment réussi à toucher les tiers de confiance.
Une piste émerge alors : Etablir une connaissance des tiers de confiance du territoire pour prendre contact avec eux et leur proposer d’intégrer le dispositif.
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Qui sont-ils ? > Membres d’une communauté religieuse, association sportive, association de pairs aidants, responsables d’épicerie solidaire ou de commerces de proximité ?
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Comment l’administration peut-elle établir une relation avec eux & les intégrer au dispositif ? > Leur proposer par exemple une prime pour chaque ARSA qu’ils arrivent à faire venir à une rencontre ?
Quelques autres idées pour approfondir :
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Avoir certains conseillers qui se déplacent sur le terrain, là où sont les allocataires, afin de créer une relation de confiance, à la manière des éducateurs. Ces conseillers interviendraient sur un temps long et seraient outillés pour devenir eux-mêmes tiers de confiance
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S’appuyer sur les QPV quand ils existent
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S’appuyer sur des partenaires qui sont des tiers de confiance et leur proposer un échange de bons procédés (ex: ouvrir les ateliers à leurs publics qui ne sont pas forcément ARSA)
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Utiliser le ‘bouche à oreille’ qui peut aussi jouer le rôle de tiers de confiance (organiser des temps conviviaux de type«viens avec ton copain »)
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Créer une nouvelle fonction «animateur»: identification des partenaires et ambassadeur auprès des tiers de confiance
Plus de coopération & de fluidité entre les services
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Au cours de notre expérimentation, les membres de la brigade, appartenant à différents services référents, ont créé des liens étroits et ont continué à se mobiliser malgré des résultats non encourageants. Aujourd’hui, ils coopèrent plus.
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« On essaye de monter des choses ensemble, on se voit plus souvent »
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« C’est positif ce fonctionnement en brigade, on peut travailler en commun pour les différents publics »
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« On s’est retrouvés entre CISP des services référents pour tester le jeu ‘La colline aux étoiles’ et voir comment on pouvait l’intégrer à ce qu’on propose aux ARSA »
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« L’autre point positif c’est le maillage territorial des acteurs démarré dans le cadre de l’expérimentation »
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Une piste pour la suite serait donc de poursuivre et ancrer cette coopération dans la durée. Pour cela, les membres de la brigade évoquent la nécessité de définir plus précisément la manière de travailler ensemble afin de proposer un catalogue commun au plus large groupe de bénéficiaires possible (exemple de mutualisation : SSD sur la prévention des risques, ALI autour du bien-être, PE autour de l’insertion)
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A l’image d’un « staff » d’une équipe médicale, les CISP de différents services référents pourraient proposer l’accompagnement le plus personnalisé possible afin d’espérer un impact positif sur la capacité de l’ARSA à s’engager dans un parcours d’accompagnement qui lui correspond.
